Une lune pour les déshérités  

d’Eugène O’Neill, mise en scène Robert Bouvier

Le monde rude de fermiers irlandais déracinés dans le Connecticut… Mais un monde où l’on conjure le mauvais sort en se jouant des bons tours, en provoquant le pouvoir établi, en célébrant la vie et l’amitié et aussi parfois en s’abandonnant à l’espoir d’une autre vie. Il y a donc là James qui noie ses tourments dans le whisky en ressassant une vieille rengaine sentimentale… Et il y a Josie Hogan qui sous ses airs de délurée est aussi pure que la légendaire dame à la licorne, la vierge auprès de qui les âmes damnées trouvaient le salut. James et Josie n’oseraient jamais se dire qu’ils s’aiment mais cette fois ils se sont donnés rendez-vous au clair de lune pour une nuit qu’ils ont rêvée différente des autres. Et qui le sera… Oui quelque chose comme une nuit d’amour. Et de rédemption aussi. Même si l’aube aura une lumière de crépuscule.

Lauréat du prix nobel et du prix pulitzer, O’Neill semble dédier chacune de ses pièces à tous les inconsolés du monde… Il situe la trame d’Une lune pour les déshérités en 1943, l’année du suicide de son frère, Jamie. Lequel est le modèle évident du personnage de James, le comédien raté de Broadway, le propriétaire de la ferme des Hogan.

REVUE DE PRESSE

«En une longue nuit d’obscurité et de lumière, la chrysalide se métamorphose en femme et la comédienne, Anne Benoit, resplendit. (…) Figure maternelle et plus femme, elle appartient au cosmos. Immense, proche mais inaccessible, capable, avec ses partenaires, d’arracher une larme aux spectateurs du Passage.»
L. Coen, Le Temps (CH), 23.10.2004

«Les comédiens résistent brillamment aux épreuves que l’auteur leur impose. Ils sont irrésistibles dans l’excès, dans la colère, le cri, la répugnance. Sentiments les moins jouables. Ils ne les jouent pas, ils les vivent, les sentent, les crachent jusqu’aux frontières de ladémence.»
A. Caldara, L’Express/L’Impartial (CH), 22.10.2004

«Comment ne pas être conquise quand on a affaire à de tels monstres de scène? Anne Benoit, Jean-Quentin Châtelain et Michel Baudinat forment un trio d’acteurs tellement puissant, tellement bouleversant.»
M.-P. Genecand, Espace 2 (CH), 21.10.2004 

«Un spectacle fort et émouvant».
M. Jank, Scènes magazine (CH), 03.2007 

«Robert Bouvier met magnifiquement en scène la terre et le ciel dans Une lune pour les déshérités. Il y a des abysses profonds et du sublime dans cette mise en scène qui enferme ses personnages dans des étendues vides et sèches, où le ciel trop bas bouche l’horizon et condamne l’existence. Dans cette partition où les silences et les mots tranchent comme des lames fines, la qualité de jeu est essentielle, tant les invectives ne sont souvent que caresses dissimulées. Défi hautement relevé, tous les comédiens sont absolument saisissants dans ce jeu trouble entre élans et pudeur.»
A.-S. Sprenger, Le Matin (CH), 25.03.2007 

«Dans une mise en scène impeccable, et dans un étonnant décor suggérant une campagne américaine désolée, la comédienne Anne Benoit compose une Josie Hogan de toute force. Grâce à son physique, sa voix et son talent elle est dans le vrai sur toute la ligne.»
B. Chaix, La Tribune de Genève (CH), 31.03.2007 

«Admirablement mis en scène par Robert Bouvier, Jean-Quentin Châtelain et Anne Benoît font de ce spectacle un moment tendre et inoubliable.»
A.-S. Sprenger, L’Hebdo (CH), 29.03.2007

TOURNEE 2004-2007

32 représentations

Théâtre du Passage – Neuchâtel
L’Heure Bleue – La Chaux-de-Fonds
Théâtre de Carouge – Genève
Théâtre d’Angoulême
Théâtre Roger-Ferdinand – Saint-Lô
Espace Nuithonie – Villars-sur-Glâne
Nouveau Théâtre d’Angers
Théâtre Palace – Bienne
Les TAPS – Strasbourg
Théâtre de Vidy-Lausanne

graphisme © com-garance.com

de
Eugène O’Neill
mise en scène
Robert Bouvier
avec 
Yves Adam, Anne Benoit, Jean-Quentin Châtelain, Jean-Claude Frissung (Michel Baudinat à la création), Olivier Nicola
scénographie
Romaine Fauchère, Gilbert Maire
lumières
Romain Rossel
assistanat création lumières
Yan Godat
musique
Jean-Baptiste Bosshard
costumes
Florence Magni
assistanat mise en scène
Yves Adam
stagiaire
Lucia Bühler
direction technique
Jean-Claude Blaser
régisseur son
Antoine Marchon
régisseur lumières
Yan Godat
traduction
Jacqueline Autrusseau, Maurice Goldring
editeur et agent théâtral
L’Arche
production
Compagnie du Passage

avec le soutien des Départements des Affaires culturelles de la Ville et du Canton de Neuchâtel, du Syndicat intercommunal du théâtre régional de Neuchâtel et de la Loterie Romande

Bande-annonce