Les estivants
Dans la datcha de Bassov, des estivants essaient de tromper leur ennui. L’irruption de l’écrivain Chalimov va bouleverser leur quotidien. Ces vacances que tous espéraient sans vagues vont alors renvoyer chacun devant le vide de sa vie. Coups de théâtre, révélations bouleversantes, accusations violentes et confessions intimes se succèdent dans des scènes courtes, rythmant ce texte aux dialogues incisifs, joué pour la première fois dans une nouvelle traduction d’André Markowicz. « Les estivants offrent une matière d’une grande richesse pour qui aime se concentrer sur la direction d’acteurs », se réjouit le metteur en scène Robert Bouvier, qui s’est entouré de quinze comédiens. Car si la pièce traduit bien ce désir de révolution qui portait le contemporain de Tchékhov, elle touche aujourd’hui surtout par ses portraits d’une grande humanité et par cette volonté de dépasser la vulgarité du quotidien. Cette envie, comme l’écrivait Gorki, de donner "des rêves à l’âme".