La Compagnie du Passage prend goût à la comédie. Après Les peintres au charbon, elle s’aventure à nouveau dans le registre du rire, plus grinçant cette fois. Et tant qu’à plonger dans la nature bouffonne et cruelle de l’homme, autant le faire deux fois: aux Acteurs de bonne foi que mettra en scène Robert Bouvier s’ajoutera L’épreuve, mise en scène, elle, par Agathe Alexis, du Théâtre de L’Atalante, à Paris. Deux courtes pièces qui, si elles se répondent par une partie de leur distribution, déclinent avec des intrigues différentes l’étendue du talent de Marivaux. Dans Les acteurs de bonne foi, Madame Hamelin demande à un valet, Merlin, de présenter une comédie afin de divertir la future belle-mère de son neveu. Le valet se lance alors dans un impromptu le mettant en scène, lui, un jardinier et deux servantes, s’amusant à unir différemment les couples qu’ils forment en réalité et laissant à la nature le soin de fournir les dialogues. Jeune campagnarde au cœur de L’épreuve, Angélique s’est éprise de Lucidor, un riche citadin en villégiature. Craignant d’être aimé pour ses biens, le gentilhomme demande à son valet, Frontin, de jouer le rôle d’un homme très fortuné et de faire la cour à la jeune fille. Or Lisette, la suivante de celle-ci, croyant reconnaître Frontin, tente de le démasquer...