Revue de presse
«Une bénédiction! Robert Bouvier est un fieffé passeur de mots. Usant seulement de quelques accessoires, le comédien et son metteur en scène Adel Hakim font s’élever sous
la voûte du théâtre un chant de la terre qui a la beauté
des premiers matins, quand la langue s’ébroue, chasse les cauchemars
et s’invente une poésie jubilatoire au plus près des êtres
et des choses.»
Le Nouvel Observateur
«Robert Bouvier prête à François une naïveté d’appétit, d’allégresse, une réjouissante et presque barbare piété. L’acteur rend bien cette ivresse aux pieds nus qui vous écarquille le nez, cette frénésie de nature qui ouvre dans la prose de Delteil des abâmes parfois douloureux, toujours délicats auxquels on cède en fermant les yeux. Drôle de saint, plus enclin à jouir sans peur (des mots) qu’à s’agenouiller! Bouvier est très juste, très marmouset du Bon Dieu et assez animal quand il interpelle les moissons, quand il sanctifie son corps et s’amuse de sa propre nudité.»
Le Figaro
«Figure ronde et joufflue, Robert Bouvier surprend d’abord et fascine ensuite: il donne corps aux mots flamboyants de Joseph Delteil inventés pour François. A cette poésie concrète et terrienne qui parle de la grâce, il fallait un comédien physiquement présent tout autant qu’évanescent. Bouvier joue sur les deux tableaux, à l’aise dans une mise en scène pétillante de liberté. Un régal.».»
Télérama
«Il avait le pied terreux, l’oeil plein de feu et la silhouette aussi élancée que vagabonde. L’acteur a souhaité mordre de nouveau à pleines dents dans cette prose aussi voluptueuse que juteuse. Histoire sans doute de retrouver cet état de grâce que connaissent parfois les comédiens lorsqu’ils sont traversés par une parole poétique.»
Le Temps
«Un spectacle phénomène, une réussite à tous égards. Courez découvrir ce spectacle qui nous fait revenir aux sources du théâtre. Bouvier acteur très puissant et tout en délicatesse réussit à nous mettre en contact avec la spiritualité dans ce qu’elle a de plus vivant et de plus incarné. Son François respire un amour et une liberté qu’il incarne de tout son corps et de toute son âme avec une troublante sensualité. Un bonheur, un enchantement qu’il ne faut pas rater.»
Le Devoir